GENRE : Roman
ANNÉE : 2000
PAYS : Italie
NOMBRE DE PAGES : 139
Résumé :
Le narrateur, un Italien émigré en Argentine par amour, rentre au pays.
En Argentine, sa femme a payé de sa vie leur combat contre la dictature
militaire. Lui, le rescapé, a appris que la vie d'un homme durait autant
que celle de trois chevaux. Il a déjà enterré le premier, en quittant
l'Argentine. Il travaille comme jardinier et mène une vie solitaire
lorsqu'il rencontre Làila dont il tombe amoureux. Il prend alors
conscience que sa deuxième vie touche aussi à sa fin, et que le temps
des adieux est révolu pour lui.
Mon avis :
Difficile de parler de ce livre. Je n'ai pas écrit ma critique tout de suite car j'avais besoin de temps pour y réfléchir, savoir ce que je pouvais en dire, ce que j'avais pu ressentir à la lecture. Et ce ressenti est relativement multiple.
J'ai été tout d'abord dérouté, pour ne pas dire désarçonné, par l'écriture d'Erri de Luca. En tant qu'amateur de poésie, je ne peux qu'applaudir à ce phrasé et à ces rythmes, subtils et doux, sublimes et puissants. Seulement, cette écriture particulière, bien que plaisante prise à part, dans un poème par exemple, a représenté pour moi un véritable calvaire à la lecture pour un roman de ce genre, me forçant à relire certains passages à plusieurs reprises pour en comprendre le sens profond, qui n'est d'ailleurs parfois jamais venu. Je me suis parfois fait la réflexion que l'auteur écrivait pour lui-même, sur la base de concepts très personnels et parfois difficiles d'accès, à moins d'avoir la clé de son esprit, et donc sans doute, de son écriture.
Malgré cela, j'ai été très touché par les thèmes abordés. Les magnifiques moments de poésie quand le narrateur s'occupe de son jardin et partage des moments avec les personnages qui le peuplent, avec les arbres qui l'habitent, avec les plantes qui le recouvrent. Des moments intenses et sublimes. Touché également par cette fin, cette prise de conscience de la fin de sa vie, la beauté de son amour intense qui ne sera, malheureusement, jamais porté à son terme...
Pour conclure, je dirai que j'ai trouvé ce livre assez difficile d'accès mais qu'il mérite malgré tout le détour, pour ces sublimes moments où l'écriture d'Erri de Luca, par sa beauté, côtoie la grâce de près. C'est pour celle seule raison que j'aurai le plaisir de relire prochainement un livre de cet auteur.
samedi 5 mars 2016
dimanche 17 janvier 2016
Jézabel - Irène Némirovsky
GENRE : Roman
ANNÉE : 1936
PAYS : Ukraine
NOMBRE DE PAGES : 266
Résumé :
Dans la salle d'un tribunal, se tient le procès d'une femme. Elle n'est plus très jeune, mais elle a été très belle. Les témoins défilent à la barre, l'avocat et le procureur s'affrontent. Assise dans le box des accusés, elle subit par bribes le récit de sa propre vie : l'enfance, l'exil, l'absence de père, le mariage, les relations houleuses avec sa fille, l'âge, le déclin, jusqu'à l'acte irréparable. Les jurés et le public grondent, s'enflamment. Mais le vrai coupable est-il l'accusée, ou le temps, qui détruit les illusions ?
Mon avis :
On entre directement dans le vif du sujet dès le départ, plongés au cœur du procès de cette soixantenaire de la haute société. J'ai relativement bien apprécié cette première partie, qui sert malheureusement seulement de prélude. Seuls quelques petits éléments de langage m'ont dérangé, le juge s'adressant à tous les témoins en les appelant "Témoin" et à l'accusée en l'appelant "Accusée"... Mais ce ne sont que des détails. On entre facilement dans ce récit qui se laisse lire avec plaisir, page après page.
Puis, soudain, après soixante pages, on ne comprend pas trop ce qu'il nous arrive. Nous sommes plongés dans le passé, plus de quarante ans auparavant, et voilà que l'auteur nous propose de revivre la vie de cette femme pour comprendre comment Gladys Eysenach, jeune fille née dans la misère et qui s'est retrouvée propulsée dans son adolescence au sein même de la haute bourgeoisie, dont elle ne connaît tout d'abord pas les codes, a pu en arriver à tuer un jeune homme de vingt ans... Alors que je m'attendais à poursuivre sur cette belle lancée, je trouve que le roman prend à cet instant une tournure facile et dérangeante, et tombe facilement dans un creux d'ennui assez puissant. J'hésite à arrêter ma lecture à plusieurs reprises mais je tiens bon.
Je suis d'autant plus frustré que le sujet principal du roman, cette recherche incessante de la perfection, de la beauté, cette course effrénée contre le temps qui ravage les traits, me semble d'un intérêt certain, et d'une criante actualité. Mais il est traité de manière beaucoup trop caricaturale, le personnage principal n'ayant que cette idée en tête à chaque détour de page, n'hésitant pas à sacrifier le bonheur de sa fille pour conserver sa beauté...
Dans un troisième temps, le livre reprend un bon rythme, assez plaisant. Je me remets à lire avec envie. Mais c'était sans compter sur une fin que l'on voit arriver 50 pages avant. J'espère me tromper, ou découvrir à la fin une surprise, un retournement de situation inattendu mais non... Rien de plus que ce que je m'étais imaginé. Décevant... On ne reviendra même pas au procès du départ et à ses suites...
Pour conclure, un livre avec des moments plaisants, d'autres moins. Un résultat au final assez décevant pour l'auteur de Suite française, dont j'attendais beaucoup mieux. Une écriture parfois soutenue qui demande un véritable effort de concentration. Certains aimeront sans doute. A lire si ma critique ne vous a pas effrayé ;)
ANNÉE : 1936
PAYS : Ukraine
NOMBRE DE PAGES : 266
Résumé :
Dans la salle d'un tribunal, se tient le procès d'une femme. Elle n'est plus très jeune, mais elle a été très belle. Les témoins défilent à la barre, l'avocat et le procureur s'affrontent. Assise dans le box des accusés, elle subit par bribes le récit de sa propre vie : l'enfance, l'exil, l'absence de père, le mariage, les relations houleuses avec sa fille, l'âge, le déclin, jusqu'à l'acte irréparable. Les jurés et le public grondent, s'enflamment. Mais le vrai coupable est-il l'accusée, ou le temps, qui détruit les illusions ?
Mon avis :
On entre directement dans le vif du sujet dès le départ, plongés au cœur du procès de cette soixantenaire de la haute société. J'ai relativement bien apprécié cette première partie, qui sert malheureusement seulement de prélude. Seuls quelques petits éléments de langage m'ont dérangé, le juge s'adressant à tous les témoins en les appelant "Témoin" et à l'accusée en l'appelant "Accusée"... Mais ce ne sont que des détails. On entre facilement dans ce récit qui se laisse lire avec plaisir, page après page.
Puis, soudain, après soixante pages, on ne comprend pas trop ce qu'il nous arrive. Nous sommes plongés dans le passé, plus de quarante ans auparavant, et voilà que l'auteur nous propose de revivre la vie de cette femme pour comprendre comment Gladys Eysenach, jeune fille née dans la misère et qui s'est retrouvée propulsée dans son adolescence au sein même de la haute bourgeoisie, dont elle ne connaît tout d'abord pas les codes, a pu en arriver à tuer un jeune homme de vingt ans... Alors que je m'attendais à poursuivre sur cette belle lancée, je trouve que le roman prend à cet instant une tournure facile et dérangeante, et tombe facilement dans un creux d'ennui assez puissant. J'hésite à arrêter ma lecture à plusieurs reprises mais je tiens bon.
Je suis d'autant plus frustré que le sujet principal du roman, cette recherche incessante de la perfection, de la beauté, cette course effrénée contre le temps qui ravage les traits, me semble d'un intérêt certain, et d'une criante actualité. Mais il est traité de manière beaucoup trop caricaturale, le personnage principal n'ayant que cette idée en tête à chaque détour de page, n'hésitant pas à sacrifier le bonheur de sa fille pour conserver sa beauté...
Dans un troisième temps, le livre reprend un bon rythme, assez plaisant. Je me remets à lire avec envie. Mais c'était sans compter sur une fin que l'on voit arriver 50 pages avant. J'espère me tromper, ou découvrir à la fin une surprise, un retournement de situation inattendu mais non... Rien de plus que ce que je m'étais imaginé. Décevant... On ne reviendra même pas au procès du départ et à ses suites...
Pour conclure, un livre avec des moments plaisants, d'autres moins. Un résultat au final assez décevant pour l'auteur de Suite française, dont j'attendais beaucoup mieux. Une écriture parfois soutenue qui demande un véritable effort de concentration. Certains aimeront sans doute. A lire si ma critique ne vous a pas effrayé ;)
samedi 9 janvier 2016
Le passe-muraille - Marcel Aymé
GENRE : Recueil de nouvelles
ANNÉE : 1943
PAYS : France
NOMBRE DE PAGES : 222
Résumé :
* Le Passe-muraille met en scène « un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un binocle, une petite barbiche noire, et il était employé de troisième classe au ministère de l'Enregistrement. » Type même du petit bonhomme falot, gris invisible, Monsieur Dutilleul va connaître des aventures parfaitement ahurissantes grâce à son don incroyable...
* Les Sabines : Une femme, ayant le don d'ubiquité, se multiplie autant de fois qu'elle le souhaite et vit, grâce à ce don, tout un tas d'aventures à travers le monde...
* La Carte : La nouvelle est écrite sous la forme d'un journal intime, celui d'un écrivain qui découvre avec stupeur que désormais, d'après un décret du gouvernement, le temps de vie sera rationné pour économiser les vivres. Chaque catégorie de population se voit allouer un certain nombre de jours par mois selon son degré d'utilité ; les citoyens jugés indignes de vivre normalement reçoivent une carte munie de coupons, un par jour de vie. Les vieillards ne disposent que d'une semaine, les artistes de deux, au grand scandale de l'écrivain. Très vite, un trafic de tickets se met en place qui pourrait bien modifier le temps...
* Le Décret : « Grâce à Dieu, lorsque, par la vertu d'un décret, le monde eut vieilli tout à coup de dix-sept années, il se trouva que la guerre était finie ».
* Le Proverbe : Lucien Jacotin, un élève de 13 ans, est classé depuis toujours parmi les cancres de sa classe. Un soir, pendant le dîner, il se souvient qu'il a oublié de faire son devoir de français. Son père, furieux, décide de faire le devoir à la place de son fils...
* Légende poldève : Dans la ville de Cstwertskt, la demoiselle Marichella Borboïé, une bigote scrupuleuse, élève avec générosité son neveu Bobislas, un bon à rien qui va se révéler voleur, ivrogne et de mauvaise compagnie. Mais il se trouve que le pays Poldève est en perpétuelle bisbille avec le pays Molleton. La guerre éclatant entre les deux pays, l'abominable Bobislas est recruté parmi les soldats au grand soulagement des gens du village et de sa tante qui s'en croit débarrassée. Mais c'était sans compter sur l'intervention de la grande faucheuse...
* Le Percepteur d'épouses : « Il y avait dans la petite ville de Nangicourt, un percepteur nommé Gauthier-Lenoir, qui avait du mal à payer ses impôts. Sa femme dépensait beaucoup d'argent. » Après la fuite de Mme Gauthier-Lenoir avec un lieutenant des équipages, le mari s'imagine que sa femme a été saisie par le fisc... * Les Bottes de sept lieues : À Montmartre, une bande de six écoliers se retrouve devant la vitrine d'un bric à brac où sont exposées des bottes avec une petite pancarte : Bottes de sept lieues...
* L'huissier : Malicorne, un huissier de justice, membre du Ministère, n'est pas un homme excellent, mais il n'est pas pour autant mauvais. Il meurt pendant son sommeil. Arrivé au ciel, il est jugé, et on décide qu'on ne peut pas le laisser aller ni au paradis, ni en enfer. On l'envoie donc sur Terre de nouveau, pour qu'il fasse une bonne action qui lui permettra de se rattraper et d'aller au paradis. Malicorne parviendra-t-il à se faire ouvrir les portes du Paradis ?
* En attendant : « Pendant la guerre 1939-1972, il y avait à Montmartre, à la porte d'une épicerie de la rue Caulaincourt, une queue de quatorze personnes ». Pour passer le temps, elles évoquent leur vie difficile pendant la guerre.
Mon avis :
Des nouvelles assez inégales mais toutes empruntes d'un fantastique proche de la réalité.
Aymé fait planer sur l'ensemble de ces nouvelles le spectre de la guerre qui nous donne cette double vision : un monde fantastique au sein de notre propre monde, ce qui nous amène plus facilement à nous poser des questions sur ce fantastique, pas si fantastique que ça... On se délecte de mots inusités aujourd'hui et qui font sourire. On apprécie l'imaginaire foisonnant de l'auteur.
J'ai beaucoup apprécié certaines nouvelles comme Les Sabines, La Carte ou Le Décret qui décrivent des situations farfelues mais qui questionnent justement des éventualités en poussant le vice jusqu'à l'extrême. Comment cela se passerait-il si un être humain était doté du don d'ubiquité et se mariait plusieurs milliers de fois, partout à travers le monde ?
Que se passerait-il si le gouvernement décidait que certaines personnes ne méritent pas de vivre trente jours par mois ? Un trafic de tickets s'organiserait sans doute pour vivre plus longtemps...
Que se passerait-il si un décret entérinait un bon dans le temps de 17 ans ?
Suite aux quatre premières nouvelles, j'ai été relativement déçu par les suivantes, bien en dessous à mon goût. Seule la dernière, En attendant, a trouvé un véritable intérêt à mes yeux, racontant la vie parisienne en 1943, au plein cœur de la guerre.
ANNÉE : 1943
PAYS : France
NOMBRE DE PAGES : 222
Résumé :
* Le Passe-muraille met en scène « un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un binocle, une petite barbiche noire, et il était employé de troisième classe au ministère de l'Enregistrement. » Type même du petit bonhomme falot, gris invisible, Monsieur Dutilleul va connaître des aventures parfaitement ahurissantes grâce à son don incroyable...
* Les Sabines : Une femme, ayant le don d'ubiquité, se multiplie autant de fois qu'elle le souhaite et vit, grâce à ce don, tout un tas d'aventures à travers le monde...
* La Carte : La nouvelle est écrite sous la forme d'un journal intime, celui d'un écrivain qui découvre avec stupeur que désormais, d'après un décret du gouvernement, le temps de vie sera rationné pour économiser les vivres. Chaque catégorie de population se voit allouer un certain nombre de jours par mois selon son degré d'utilité ; les citoyens jugés indignes de vivre normalement reçoivent une carte munie de coupons, un par jour de vie. Les vieillards ne disposent que d'une semaine, les artistes de deux, au grand scandale de l'écrivain. Très vite, un trafic de tickets se met en place qui pourrait bien modifier le temps...
* Le Décret : « Grâce à Dieu, lorsque, par la vertu d'un décret, le monde eut vieilli tout à coup de dix-sept années, il se trouva que la guerre était finie ».
* Le Proverbe : Lucien Jacotin, un élève de 13 ans, est classé depuis toujours parmi les cancres de sa classe. Un soir, pendant le dîner, il se souvient qu'il a oublié de faire son devoir de français. Son père, furieux, décide de faire le devoir à la place de son fils...
* Légende poldève : Dans la ville de Cstwertskt, la demoiselle Marichella Borboïé, une bigote scrupuleuse, élève avec générosité son neveu Bobislas, un bon à rien qui va se révéler voleur, ivrogne et de mauvaise compagnie. Mais il se trouve que le pays Poldève est en perpétuelle bisbille avec le pays Molleton. La guerre éclatant entre les deux pays, l'abominable Bobislas est recruté parmi les soldats au grand soulagement des gens du village et de sa tante qui s'en croit débarrassée. Mais c'était sans compter sur l'intervention de la grande faucheuse...
* Le Percepteur d'épouses : « Il y avait dans la petite ville de Nangicourt, un percepteur nommé Gauthier-Lenoir, qui avait du mal à payer ses impôts. Sa femme dépensait beaucoup d'argent. » Après la fuite de Mme Gauthier-Lenoir avec un lieutenant des équipages, le mari s'imagine que sa femme a été saisie par le fisc... * Les Bottes de sept lieues : À Montmartre, une bande de six écoliers se retrouve devant la vitrine d'un bric à brac où sont exposées des bottes avec une petite pancarte : Bottes de sept lieues...
* L'huissier : Malicorne, un huissier de justice, membre du Ministère, n'est pas un homme excellent, mais il n'est pas pour autant mauvais. Il meurt pendant son sommeil. Arrivé au ciel, il est jugé, et on décide qu'on ne peut pas le laisser aller ni au paradis, ni en enfer. On l'envoie donc sur Terre de nouveau, pour qu'il fasse une bonne action qui lui permettra de se rattraper et d'aller au paradis. Malicorne parviendra-t-il à se faire ouvrir les portes du Paradis ?
* En attendant : « Pendant la guerre 1939-1972, il y avait à Montmartre, à la porte d'une épicerie de la rue Caulaincourt, une queue de quatorze personnes ». Pour passer le temps, elles évoquent leur vie difficile pendant la guerre.
Mon avis :
Des nouvelles assez inégales mais toutes empruntes d'un fantastique proche de la réalité.
Aymé fait planer sur l'ensemble de ces nouvelles le spectre de la guerre qui nous donne cette double vision : un monde fantastique au sein de notre propre monde, ce qui nous amène plus facilement à nous poser des questions sur ce fantastique, pas si fantastique que ça... On se délecte de mots inusités aujourd'hui et qui font sourire. On apprécie l'imaginaire foisonnant de l'auteur.
J'ai beaucoup apprécié certaines nouvelles comme Les Sabines, La Carte ou Le Décret qui décrivent des situations farfelues mais qui questionnent justement des éventualités en poussant le vice jusqu'à l'extrême. Comment cela se passerait-il si un être humain était doté du don d'ubiquité et se mariait plusieurs milliers de fois, partout à travers le monde ?
Que se passerait-il si le gouvernement décidait que certaines personnes ne méritent pas de vivre trente jours par mois ? Un trafic de tickets s'organiserait sans doute pour vivre plus longtemps...
Que se passerait-il si un décret entérinait un bon dans le temps de 17 ans ?
Suite aux quatre premières nouvelles, j'ai été relativement déçu par les suivantes, bien en dessous à mon goût. Seule la dernière, En attendant, a trouvé un véritable intérêt à mes yeux, racontant la vie parisienne en 1943, au plein cœur de la guerre.
Lettre "A" - le 09/01/2016
samedi 2 janvier 2016
Où on va, papa ? - Jean-Louis Fournier
GENRE : Récit biographique
ANNÉE : 2008
PAYS : France
NOMBRE DE PAGES : 155
Résumé :
« Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j'ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l'ai jamais fait. Ce n'était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu'à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures... »
Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi? J'avais honte? Peur qu'on me plaigne?
Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c'était pour échapper à la question terrible: « Qu'est-ce qu'ils font? »
Aujourd'hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j'ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu'on ne les oublie pas, qu'il ne reste pas d'eux seulement une photo sur une carte d'invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n'ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d'ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d'une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d'eux avec le sourire. Ils m'ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j'ai eu des avantages sur les parents d'enfants normaux. Je n'ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n'avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu'ils feraient plus tard, on a su rapidement ce que ce serait: rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j'ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.
Mon avis :
Difficile... Très difficile de commenter ce récit. Je suis extrêmement partagé.
Comme on peut le deviner dans le résumé, le ton est extrêmement corrosif là où l'on s'attendrait à un ton plus compatissant. Les termes sont durs, violents. Le sujet est souvent traité avec humour, un humour noir poussé parfois à son paroxysme. J'ai été quelque peu désorienté, en particulier au début. J'en suis venu à me demander si cette autobiographie ne tient pas plutôt du roman, si l'auteur n'a pas poussé le vice de son récit quelque peu trop loin...
Page 47, Jean-Louis Fournier nous donne l'indice qu'il nous manquait : « Tu n'as pas honte, Jean-Louis, toi, leur père, de te moquer de deux petits mioches qui ne peuvent même pas se défendre ? Non. Ça n'empêche pas les sentiments. »
Plus on poursuit la lecture, plus on déchiffre l'émotion derrière la colère, derrière l'humour, et plus le propos se fait clair. Je lis un récit emprunt de vérité, ne revêtant aucun fard, aucune cachotterie. Tout est dit. La vie d'un père d'enfants handicapés avec tout ce que cela comporte. Avec les questions qu'on se pose sans cesse, avec les émotions qu'on ne laisse pas sortir, avec les idées malsaines qui passent par la tête...
Un livre avec beaucoup de redites, de répétitions, de passages d'une idée à une autre, du coq à l'âne, comme si parfois, l'auteur tournait en rond. Un critère de plus pour valider la véracité des propos. Pour valider, surtout, la posée des tripes d'un père sur sa table d'écriture.
Un livre à lire, bien sûr. Et à compléter par les informations et les photos de la maman sur son site : http://mamanmathieuetthomas.monsite-orange.fr. Une pensée pour Mathieu et Thomas, deux petites flammes.
Extrait :
« [...] On aurait bien voulu le défendre [Mathieu] contre le sort qui s'était acharné sur lui. Le plus terrible, c'est qu'on ne pouvait rien. On ne pouvait même pas le consoler, lui dire qu'on l'aimait comme il était, on nous avait dit qu'il était sourd.
Quand je pense que je suis l'auteur de ses jours, des jours terribles qu'il a passés sur Terre, que c'est moi qui l'ai fait venir, j'ai envie de lui demander pardon. » (p.18-19)
ANNÉE : 2008
PAYS : France
NOMBRE DE PAGES : 155
Résumé :
« Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j'ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l'ai jamais fait. Ce n'était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu'à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures... »
Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi? J'avais honte? Peur qu'on me plaigne?
Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c'était pour échapper à la question terrible: « Qu'est-ce qu'ils font? »
Aujourd'hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j'ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu'on ne les oublie pas, qu'il ne reste pas d'eux seulement une photo sur une carte d'invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n'ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d'ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d'une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d'eux avec le sourire. Ils m'ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j'ai eu des avantages sur les parents d'enfants normaux. Je n'ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n'avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu'ils feraient plus tard, on a su rapidement ce que ce serait: rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j'ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.
Mon avis :
Difficile... Très difficile de commenter ce récit. Je suis extrêmement partagé.
Comme on peut le deviner dans le résumé, le ton est extrêmement corrosif là où l'on s'attendrait à un ton plus compatissant. Les termes sont durs, violents. Le sujet est souvent traité avec humour, un humour noir poussé parfois à son paroxysme. J'ai été quelque peu désorienté, en particulier au début. J'en suis venu à me demander si cette autobiographie ne tient pas plutôt du roman, si l'auteur n'a pas poussé le vice de son récit quelque peu trop loin...
Page 47, Jean-Louis Fournier nous donne l'indice qu'il nous manquait : « Tu n'as pas honte, Jean-Louis, toi, leur père, de te moquer de deux petits mioches qui ne peuvent même pas se défendre ? Non. Ça n'empêche pas les sentiments. »
Plus on poursuit la lecture, plus on déchiffre l'émotion derrière la colère, derrière l'humour, et plus le propos se fait clair. Je lis un récit emprunt de vérité, ne revêtant aucun fard, aucune cachotterie. Tout est dit. La vie d'un père d'enfants handicapés avec tout ce que cela comporte. Avec les questions qu'on se pose sans cesse, avec les émotions qu'on ne laisse pas sortir, avec les idées malsaines qui passent par la tête...
Un livre avec beaucoup de redites, de répétitions, de passages d'une idée à une autre, du coq à l'âne, comme si parfois, l'auteur tournait en rond. Un critère de plus pour valider la véracité des propos. Pour valider, surtout, la posée des tripes d'un père sur sa table d'écriture.
Un livre à lire, bien sûr. Et à compléter par les informations et les photos de la maman sur son site : http://mamanmathieuetthomas.monsite-orange.fr. Une pensée pour Mathieu et Thomas, deux petites flammes.
Extrait :
« [...] On aurait bien voulu le défendre [Mathieu] contre le sort qui s'était acharné sur lui. Le plus terrible, c'est qu'on ne pouvait rien. On ne pouvait même pas le consoler, lui dire qu'on l'aimait comme il était, on nous avait dit qu'il était sourd.
Quand je pense que je suis l'auteur de ses jours, des jours terribles qu'il a passés sur Terre, que c'est moi qui l'ai fait venir, j'ai envie de lui demander pardon. » (p.18-19)
jeudi 31 décembre 2015
Nouvelle tentative pour le Challenge ABC !
Bonsoir à tous,
Après un an et demi d'absence où les moments de lecture pure se sont à nouveau fait plus rares et après avoir abandonné ma deuxième tentative de Challenge ABC en 2014, je suis enfin de retour et m'attelle cette année à nouveau au Challenge ABC proposé par Nanet sur Livraddict.
Parmi les 5 options, j'ai choisi l'option C - Challenge complet.
En résumé : liste de départ, 3 tricheries/changements possibles, pas de manga ni bd ni films, multi catégorie, 5000 pages minimum.
Voici maintenant la liste que je me suis concocté :
Aymé Marcel, Le passe-muraille, 222 p., nouvelles, France, 1941 - lu le 09/01
Pour un total de 7099 pages, et à nouveau une liste
très hétéroclite avec des livres de ma PàL, d'autres que je rêve de lire
et de voir rejoindre ma bibliothèque, d'autres pour lesquels je laisse
la curiosité opérer à ma place...
Je compte bien ENFIN cette année finir ce challenge, me remettre à lire vivement et avancer tout en prenant le temps de profiter de chaque lecture. De belles découvertes en perspective, je l'espère !!
A très bientôt pour les billets de ce nouveau challenge !!
Après un an et demi d'absence où les moments de lecture pure se sont à nouveau fait plus rares et après avoir abandonné ma deuxième tentative de Challenge ABC en 2014, je suis enfin de retour et m'attelle cette année à nouveau au Challenge ABC proposé par Nanet sur Livraddict.
Parmi les 5 options, j'ai choisi l'option C - Challenge complet.
En résumé : liste de départ, 3 tricheries/changements possibles, pas de manga ni bd ni films, multi catégorie, 5000 pages minimum.
Voici maintenant la liste que je me suis concocté :
Aymé Marcel, Le passe-muraille, 222 p., nouvelles, France, 1941 - lu le 09/01
Begag Azouz, Le copiste de
Beaumarchais, 44 p., nouvelle, France, 2010
Claudel Philippe, Les âmes
grises, 285 p., roman contemporain, France, 2003
Damasio Alain, La Horde du
contrevent, 702 p., fantasy, France, 2004 - lu le 05/03
Equiano Olaudah, Ma véridique
histoire, 384 p., autobiographie, Nigeria, 1789
Fournier Jean-Louis, Où on
va, papa ?, 155 p., récit biographique, France, 2008 - lu le 02/01
Garcia Marquez Gabriel, Cent
ans de solitude, 480 p., roman contemporain, Colombie, 1967
Hagena Katharina, Le goût
des pépins de pomme, 267 p., roman contemporain, Allemagne, 2010 - lu le 12/04
Ionesco Eugène, Rhinocéros,
246 p., théâtre, Roumanie, 1959
Jourde Pierre, Pays perdu,
166 p., roman contemporain, France, 2003 - lu le 08/05
Kwahulé Koffi, Monsieur Ki,
160 p., roman contemporain, Côte d'Ivoire, 2010 - lu le 19/03
Luca (de) Erri, Trois
chevaux, 139 p., roman contemporain, Italie, 2000 - lu le 19/01
McCarthy Cormac, La route,
256 p., roman contemporain, États-Unis, 2006
Némirovsky Irène, Jézabel,
266 p., roman contemporain, Russie, 1936 - lu le 14/01
Ólafsdóttir
Auður Ava, Rosa
Candida, 263 p., roman
contemporain, Islande, 2007
Pritam
Amrita, Pinjar
le squelette,
170 p., roman contemporain, Inde, 2002
Quiriny Bernard, L'angoisse
de la première phrase, 205 p., nouvelles, Belgique, 2005
Romains Jules, Knock ou le
triomphe de la médecine, 152 p., théâtre, France, 1924 - lu le 30/05
Sten Viveca, La Reine de la
Baltique, 400 p., thriller, Suède, 2008 - lu le 18/05
Tolstoï Léon, La mort
d'Ivan Ilitch, 93 p., roman classique, Russie, 1886
Upfield Arthur, Les Sables de
Windee, 381 p., thriller, Angleterre / Australie, 1931
Victor Marvin, Corps mêlés,
256 p., roman contemporain, Haïti, 2011
Wilde Oscar, Le portrait de
Dorian Gray, 253 p., roman classique, Irlande, 1891
Xiaolong Qiu, Mort d'une
héroïne rouge, 502 p., thriller, Chine, 2001
Yates Richard, La fenêtre
panoramique, 529 p., roman contemporain, États-Unis, 1961
Zweig Stefan, Le joueur
d'échecs, 125 p., nouvelle, Autriche, 1943 - lu le 25/05
Je compte bien ENFIN cette année finir ce challenge, me remettre à lire vivement et avancer tout en prenant le temps de profiter de chaque lecture. De belles découvertes en perspective, je l'espère !!
A très bientôt pour les billets de ce nouveau challenge !!
mercredi 30 avril 2014
Thérapie - Sebastian Fitzek
ANNÉE : 2006
PAYS : Allemagne
NOMBRE DE PAGES : 312
Résumé :
Josy,
douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz,
est atteinte d'une maladie qu'aucun médecin ne parvient à
diagnostiquer. Un jour, après que son père l'a accompagnée chez
l'un de ses confrères, elle disparaît.
Quatre
ans ont passé.
Larenz
est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à
sa porte. Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d'une forme
rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie
sous ses yeux. Or, le dernier roman d'Anna a pour héroïne une
fillette qui souffre d'un mal étrange et qui s'évanouit sans
laisser de traces... Le psychiatre n'a dès lors plus qu'un seul but,
obsessionnel : connaître la suite de son histoire.Mon avis :
De
prime abord, ce roman avait tout pour me plaire dont un bon goût de
thriller actuel et de huis-clos étonnant. Alors certes tous les
ingrédients sont là : le huis-clos est passionnant, l'intrigue est
excellente, les idées sont globalement très bonnes. Tout est fait
pour nous tenir en haleine. On suit alors le fil de cette histoire
avec plaisir, sans se rendre compte du temps qui passe, on avale les
pages très vite, ce qui est plutôt bon signe, et on a hâte de
connaître la fin malgré quelques passages où on se perd un peu
trop dans la psychologie des personnages et les cas cliniques qu'ils
représentent.
Le gros du problème réside justement dans la fin qui n'est à mon sens pas à la hauteur de ce à quoi l'on s'attend. La fin est à mon sens trop compliquée et au final très décevante, comme dans les thrillers que l'on peut voir aujourd'hui au cinéma où l'action est tellement mystérieuse et tellement incroyable qu'on s'attend à quelque chose qui ne vient pas et la fin est généralement une espèce de patchwork qui n'a pas du tout le goût attendu. Je suis assez déçu qu'aujourd'hui l'écriture policière ait à ce point changée qu'on ne trouve plus que quelques auteurs à pouvoir réellement rivaliser avec les grands noms du genre qu'étaient Agatha Christie et Georges Simenon entre autres, et comme le sont aujourd'hui des écrivains comme Arnaldur Indridason.
Pour
moi une petite déconvenue, malgré tout bien sympathique. À
découvrir pour les amateurs du genre.
Lettre "F" - le 30/04/2014
jeudi 27 février 2014
La femme sous l'horizon - Yann Queffélec
ANNÉE :1988
PAYS : France
NOMBRE DE PAGES : 246
Résumé :
Au cœur froid de la Lorraine, dans un manoir russe, vit un étrange clan: les Tarassévitch.
La petite Ilinka, privée de sa mère, qui est morte dans un accident, ne connaît là que silence et indifférence.
Pourquoi tant de mystères autour de sa naissance ? Au village on sait. Mais on se tait. On a juré.
Jusqu'au jour où Ilinka reçoit un signe du destin une lettre de sa mère, des mots vieux de treize ans. Un avertissement, une prémonition. Elle doit fuir à tout prix le manoir et sa malédiction…
Mon avis :
Du Queffélec pur jus. De l'abandon, de la solitude, de la souffrance, de la violence, de la difficulté à se construire, de l'inceste.
Mais tout ce cocktail, qui fonctionnait merveilleusement dans Les Noces barbares, ici ne prend pas. En cause sans doute en premier lieu la situation de l'histoire, les lieux décrits et les personnages caricaturaux au possible : la grand-mère sanguinaire, méchante, sorcière parmi les sorcières, le père devenu alcoolique par tristesse, noyant son chagrin, dur, violent parmi les violents, la sœur aînée, laide, parfois réconfortante, difficile à vivre, peste parmi les pestes, l'oncle rédempteur, le sauveur... Tout ce petit monde est d'entrée de jeu présenté sous ces aspects, vivant dans un manoir infâme aux abords d'une forêt d'Alsace si bien que, faute extrême de l'auteur à mon sens, on semble se retrouver plongé dans un roman fantastique digne de Dracula ou de Frankenstein.
Or, le propos est bien différent de celui-ci, les bases d'écriture ne me semblent pas être les bonnes, on touche à une réelle situation familiale dramatique, difficile et ce lien étrange entre réalité et fantastique surprend, déroute. Je n'ai pas réussi personnellement à sortir de cette première vision, cette première image mentale avec un personnage principal en comte Dracula, et la lecture a coulé de telle sorte que les événements dramatiques de l'histoire ne m'ont même pas touché, je suis resté complètement extérieur à l'histoire tragique familiale, comme dans tout roman fantastique où le décor prime sur les sentiments.
Ceci s'explique sans doute parce que cette description initiale, ce côté fantastique, ce manoir semblant tout droit issu des tréfonds de la campagne slave, m'a beaucoup plu. J'ai aimé l'univers dans lequel l'auteur m'a plongé dès la première page et la déception en a été d'autant plus grande quand j'ai réalisé et compris la férocité et la violence du fond. L'univers est là, vraiment plaisant, dans lequel je navigue avec plaisir, mais le reste n'y est pas. Le secret de famille n'en est un que pour la pauvre Ilinka, la fin est clairement attendue, sans surprise...
Bref, le décor y est, le texte et l'écriture sont là, il manque juste de "vrais" personnages moins caricaturaux pour peupler cette histoire et une logique globale d'écriture (sommes-nous dans un roman fantastique ou réaliste ?), un peu de suspense aussi.
J'ai donc aimé, n'ai jamais souhaité à aucun moment arrêter le livre en cours de route, mais je ne le relirai pas, contrairement aux Noces barbares, bien plus abouti à mon sens.
Lettre "Q" - le 27/02/2014
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