
ANNÉE : 2006
PAYS : Allemagne
NOMBRE DE PAGES : 312
Résumé :
Josy,
douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz,
est atteinte d'une maladie qu'aucun médecin ne parvient à
diagnostiquer. Un jour, après que son père l'a accompagnée chez
l'un de ses confrères, elle disparaît.
Quatre
ans ont passé.
Larenz
est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à
sa porte. Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d'une forme
rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie
sous ses yeux. Or, le dernier roman d'Anna a pour héroïne une
fillette qui souffre d'un mal étrange et qui s'évanouit sans
laisser de traces... Le psychiatre n'a dès lors plus qu'un seul but,
obsessionnel : connaître la suite de son histoire.Mon avis :
De
prime abord, ce roman avait tout pour me plaire dont un bon goût de
thriller actuel et de huis-clos étonnant. Alors certes tous les
ingrédients sont là : le huis-clos est passionnant, l'intrigue est
excellente, les idées sont globalement très bonnes. Tout est fait
pour nous tenir en haleine. On suit alors le fil de cette histoire
avec plaisir, sans se rendre compte du temps qui passe, on avale les
pages très vite, ce qui est plutôt bon signe, et on a hâte de
connaître la fin malgré quelques passages où on se perd un peu
trop dans la psychologie des personnages et les cas cliniques qu'ils
représentent.
Le gros du problème réside justement dans la fin qui n'est à mon sens pas à la hauteur de ce à quoi l'on s'attend. La fin est à mon sens trop compliquée et au final très décevante, comme dans les thrillers que l'on peut voir aujourd'hui au cinéma où l'action est tellement mystérieuse et tellement incroyable qu'on s'attend à quelque chose qui ne vient pas et la fin est généralement une espèce de patchwork qui n'a pas du tout le goût attendu. Je suis assez déçu qu'aujourd'hui l'écriture policière ait à ce point changée qu'on ne trouve plus que quelques auteurs à pouvoir réellement rivaliser avec les grands noms du genre qu'étaient Agatha Christie et Georges Simenon entre autres, et comme le sont aujourd'hui des écrivains comme Arnaldur Indridason.
Pour
moi une petite déconvenue, malgré tout bien sympathique. À
découvrir pour les amateurs du genre.
Lettre "F" - le 30/04/2014